Florent Ruyssen Photographe à Aix-Marseille

Détail macro de l'étiquette d'une bouteille de rosé Hecht & Bannier en packshot studio, photographie Florent Ruyssen

Packshot de bouteilles : les reflets, la transparence et la couleur

Il y a les clients d’une fois, et il y a les maisons avec lesquelles on travaille dans la durée. Hecht & Bannier fait partie des secondes, et c’est ce qui rend l’exercice intéressant : d’une cuvée à l’autre, l’enjeu n’est plus seulement de réussir une belle image, c’est que la nouvelle ressemble aux précédentes.

Packshot d'une bouteille de rosé Hecht & Bannier sur fond noir avec son reflet, studio de Florent Ruyssen à Aix-en-Provence
Un rosé en bouteille transparente : les brillances dessinent le verre, et la lumière qui le traverse décide de la couleur de la robe.

Le verre : des brillances partout, et une étiquette à préserver

Une bouteille de vin est l’un des objets les plus ingrats à photographier. Le verre est courbe et brillant : il renvoie tout ce qui l’entoure, à commencer par les sources qui servent à l’éclairer. Ces brillances sont là quel que soit le flacon, sombre ou transparent.

Il en faut, d’ailleurs. Sans elles, la bouteille devient une silhouette plate, une découpe sans matière. Mais elles doivent rester à leur place : dessiner le galbe sur les côtés, et s’arrêter avant l’étiquette. Sur le Bandol « La Petite Calade », en verre sombre, c’est là qu’était tout le travail. Un éclat mal placé sur une étiquette, et le nom de la cuvée devient illisible — c’est-à-dire que la photo a raté son seul et unique travail.

Le verre transparent, lui, ajoute une difficulté que le verre sombre n’a pas : la lumière ne se contente pas de rebondir dessus, elle le traverse. Et en le traversant, elle traverse le vin. C’est donc l’éclairage lui-même qui décide de la couleur que prendra la robe sur l’image. Ce qui nous amène au vrai sujet.

Les nuances de rosé : fidèle à quoi, au juste ?

La couleur d’un rosé varie subtilement d’une bouteille à l’autre, et cela compte. Deux cuvées de la même maison n’ont pas le même rose, et ces écarts font partie de l’identité du vin.

Sauf qu’il y a un piège que l’on ne soupçonne pas avant d’avoir posé une bouteille de rosé devant un capteur : beaucoup de rosés ne sont pas roses. Ils sont orangés. Notre cerveau, lui, les voit roses — il sait ce qu’il regarde et corrige tout seul. Le capteur, non. Il enregistre l’orange.

Une restitution strictement conforme à la mesure donnerait donc une image que tout le monde trouverait fausse. Je vise plutôt, en post-traitement, un point d’équilibre entre la couleur réelle et celle que le cerveau s’attend à voir. Quelque chose qui ressemble au souvenir qu’on garde du vin dans le verre.

Le curseur est étroit. Trop près de la mesure, l’image paraît fausse ; trop loin, on vend un vin qui n’existe pas. Un rosé nettement plus soutenu sur la photo que dans la bouteille, c’est une déception à l’ouverture.

Trois cuvées Hecht & Bannier photographiées en packshot studio sur fond blanc, photographie Florent Ruyssen
Des cuvées photographiées à des dates différentes, qui doivent pouvoir se côtoyer dans un même document.

La vraie contrainte : la cohérence sur la durée

Quand on travaille régulièrement avec une même maison, l’enjeu est double. Il y a la qualité technique de chaque image, évidemment. Mais il y a surtout la cohérence visuelle dans le temps.

Une cuvée photographiée cette année se retrouvera, dans un catalogue ou sur un site, à côté d’une bouteille photographiée deux ans plus tôt. Si la lumière, les reflets ou la densité du fond ont bougé entre les deux, ça se voit immédiatement — et la gamme paraît dépareillée alors que chaque image, prise isolément, est bonne.

C’est une contrainte qu’un client de passage n’a pas, et c’est précisément ce qui fait la valeur d’un photographe qui revient : il ne repart pas d’une page blanche à chaque séance.

Vos bouteilles méritent mieux qu’une photo approximative

Un packshot de bouteille se juge sur des détails que personne ne remarque quand ils sont réussis : une étiquette lisible, un verre qui a du volume, une robe à la bonne teinte. C’est le même principe que pour photographier une œuvre d’art — la photo doit se faire oublier au profit de ce qu’elle montre.

Je travaille en studio à Aix-en-Provence, pour des domaines et des maisons de négoce de toute la région. Découvrez mon travail de packshot de bouteilles, ou parlons de votre gamme.

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