Un reportage d’entreprise n’est presque jamais un seul sujet. On arrive pour couvrir « un événement », et on se retrouve à photographier trois ou quatre situations qui n’ont rien à voir entre elles — avec le même boîtier, la même journée, et une seule série d’images à livrer à la fin.
Deux rythmes dans la même journée
Pour Axess, groupe Axtom, j’ai couvert la première étape de l’Axtom Padel Tour au complexe Smash Padel de Signes — le lancement d’une tournée nationale qui devait ensuite passer par Paris, Lille, Lyon et Bordeaux.

Ce genre de commande mélange deux rythmes opposés. D’un côté le jeu : le padel est rapide, il faut de la vitesse pour figer l’action et attraper les points décisifs. De l’autre l’événementiel : documenter les échanges entre les clients, les partenaires et les équipes en bord de terrain, où plus rien ne se joue à la fraction de seconde mais où tout se joue sur le moment choisi.
Passer de l’un à l’autre, plusieurs fois dans la journée, c’est l’exercice réel. Un reportage qui ne rapporterait que l’action serait spectaculaire et inutilisable ; un reportage qui ne rapporterait que les poignées de main n’aurait rien à raconter.
Une lumière qui change d’heure en heure
L’inauguration du nouveau campus de l’ESSCA, au Jas-de-Bouffan à Aix-en-Provence, pose l’autre grande difficulté du reportage événementiel : la lumière ne reste pas en place.


La journée commence en plein soleil, avec la coupure du ruban et les prises de parole officielles. L’après-midi, le Ballet Preljocaj Junior investit le hall d’entrée pour des extraits du Lac des cygnes et de Requiem(s) : ici, la lumière naturelle des grandes baies vitrées fait tout le travail, et la performance devient un révélateur du volume du lieu. Puis la soirée bascule sur une chorégraphie étudiante et trois concerts, sous des éclairages de scène qui n’ont plus rien à voir — couleurs saturées, contrastes violents, sources qui bougent.
Entre les deux, aucune pause pour réinstaller quoi que ce soit. Il faut s’adapter à mesure, tout en produisant des images qui tiendront ensemble dans le même reportage, du ruban coupé au dernier morceau.
Le format le plus discret : le déjeuner professionnel
À l’autre bout du spectre, il y a les rencontres de clubs d’affaires, dont je couvre régulièrement les déjeuners mensuels. Pas de scène, pas d’action, une salle de gens qui échangent et un intervenant.

C’est un exercice de discrétion : personne n’est venu pour être photographié, et un photographe trop visible casse exactement ce qu’on lui demande de capter. L’image réussie, là, c’est celle où l’on voit une conversation, pas une pose.
Un reportage pour votre entreprise ?
Lancement, inauguration, séminaire, visite de site ou rencontre professionnelle : ces images servent bien au-delà du jour même — communication, presse, réseaux sociaux, recrutement. Basé à Aix-en-Provence, j’interviens dans toute la région et au-delà.
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